SOCIR: Un maillon stratégique de la chaîne pétrolière en Rdc

Publié le par cité africaine

Quarante-huit ans que ça dure. C’est bientôt un demi-siècle que la Société Congolaise des Industries de Raffinage, « SOCIR », constitue le maillon stratégique de la chaîne pétrolière de la RDC, du moins pour la partie ouest du pays. Crée en 1963, la Socir a débuté ses activités en 1968, comme entreprise d’économie mixte, à parts égales entre l’Etat congolais (50%) et un partenaire privé, la multinationale italienne Eni au départ, et la société pétrolière X-OIL Limited aujourd’hui. Spécialisée au départ dans le raffinage du brut avec une raffinerie de pétrole dans la cité côtière de Muanda-Kinlao d’une capacité installée de 750.000 tonnes métriques, la Socir a été obligée de mettre à l’arrêt ses installations de raffinage en 1999, faute de rentabilité, comme d’ailleurs de nombreuses installations du même genre en Afrique ou ailleurs dans le monde, où les raffineries encore existantes, sont celles qui bénéficient des subsides de l’Etat, ou qui disposent des capacités de raffinage très élevées, soit au-delà de 3.000.000 de tonnes métriques par an.

Depuis lors, et pour répondre à son rôle stratégique que lui a assigné l’Etat congolais, la Socir s’est recentrée sur un secteur tout aussi essentiel pour la survie économique du pays, à savoir la logistique pétrolière. Dotée d’une capacité de stockage élevée sur son site d’exploitation à Kinlao, la Socir assure aujourd’hui la réception des tankers pétroliers de haute mer, stocke les cargaisons des produits pétroliers importés par les entreprises pétrolières opérant en Rdc, et assure ensuite leur transbordement sur ses propres tankers à fond plat, à destination du terminal pétrolier de SEP-CONGO de Ango-Ango situé à quelques encablures du port maritime de Matadi, sur le bief maritime congolais, où à leur tour, ces produits sont acheminés aux installations de Sep-Congo à Kinshasa.

Ainsi, c’est grâce au travail essentiel en amont qu’effectue la Socir, que toute la partie ouest du pays, en partant de la province du Kongo Central à l’ex-province Orientale, en passant par la ville de Kinshasa, les ex-provinces du Bandundu et une partie de l’ex-Kasaî, sont régulièrement approvisionnées en produits pétroliers, si essentiels au fonctionnement de tous les rouages économiques du pays. Pour faire ce travail, la Socir dispose d’une capacité de stockage de 160.000 mètres cubes répondant aux normes en la matière. Pour l’exercice budgétaire 2015 par exemple, la Socir a eu à recevoir et à faire transiter dans ses installations, plus de 1.101.056 tonnes métriques des carburants pour le compte de ses clients. Une quantité qui pourrait connaître une légère baisse pour l’exercice en cours, au regard de la morosité économique que connaît actuellement le pays, et suite à la persistance du commerce informel des produits pétroliers en provenance de certains pays frontaliers de la Rdc.

Toujours soucieuse d’apporter sa pierre à la politique d’émergence prônée par les pouvoirs publics congolais, la Socir avait mené des études à partir du sable bitumeux de Mavuma pour la production du bitume dans ses installations.

Elle a du abandonner ce projet, après des essais préliminaires qui avaient démontré que la silice, une substance abrasive contenue dans les sables asphaltiques de Mavuma, provoquait une corrosion intense sur les pompes des installations industrielles de la Socir.

Le Conseil d’Administration, dirigé par son Président, Monsieur Nestor Ankiba, désigné par l’Actionnaire Etat et la Direction Générale, composée de Messieurs Franck Beausaert et Philippe Mahele respectivement Directeur Général et Directeur Général Adjoint assistés de l’excellente expertise locale, s’emploient à garder intacte la capacité de la Socir à jouer son rôle économique et à desservir ses partenaires que sont les entreprises pétrolières du pays dans des conditions optimales. Un effort permanent est fait dans ce sens pour un maintien en bon état de service des installations de stockage, et des engins flottants qui desservent le port pétrolier de Ango-Ango. Et un accent particulier est toujours mis sur la sécurité des installations, et le maintien d’un climat social apaisé entre l’employeur et les agents et cadres de l’entreprise.

LOLO LUASU B.

Publié dans citaf

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article