Election en RDC: Le PROCEC déterminé à appuyer la société civile, pour la crédibilité du processus électoral

Publié le par La Cité Africaine

Le Projet de l’Observation citoyenne des Elections au Congo (PROCEC), est déterminé à poursuivre son appui aux organisations de la société civile membres de la Synergie des Missions d’Observation Citoyenne des Elections (SYMOCEL), afin de crédibiliser le processus électoral en RDC.

M. Aimé Konan, expert en formation au sein du PROCEC l’a déclaré au cours du 2ème Café Citoyen, organisé vendredi, à la Maison des Elections, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

  1. Konan, le PROCEC entent poursuivre son appui technique à ces organisations notamment par la mise en place de mécanismes nationaux cohérents, impartiaux ,professionnels et durables d’évaluation de l’ensemble du cycle électoral en RDC et de renforcer les capacités de ces organisations en leur dotant de connaissances, de compétences et d’outils leur permettant de comprendre, d’observer et d’analyser tous les aspects techniques d’un processus électoral.

La SYMOCEL regroupe une dizaine d’organisations membres, à savoir : Cadre Permanent de Concertation de la Femme congolaise (CAFCO) ; Caritas-Kikwit, Espoir Pour Tous (EPT) ; Ligue Des Electeurs (LE), Réseau des Associations Congolaises des Jeunes (RACO), Réseau Gouvernance Elections et Citoyenneté (REGEC), Réseau National d’Observation et Surveillance des Elections au Congo (RENOSEC), Réseau Gouvernance Economique et Démocratie (REGED), Réseau d’Observation des Confessions Religieuse (ROC), Programme d’Education Civique de l’Université de Uélé (PEDUC).

Organisé par la SYMOCEL grâce à un financement de l’Union Européenne (UE) et l’appui technique du PROCEC, ce Café Citoyen a connu la participation notamment de Martin Fayulu, député national, président de l’ECIDE, parti membre du Rassemblement, qui a exposé sur le thème : « Accord du 31 décembre 2016, enjeux électoraux et perspectives ».

 

Selon Martin Fayulu

L’Accord du 31 décembre 2016 a pour objectif ultime de retrouver la régularité constitutionnelle par des élections Pour Martin Fayulu, l’Accord de Saint Sylvestre est un mécanisme qui consiste à corriger une situation institutionnelle exceptionnelle, consécutive au blocage du processus électoral avec pour objectif ultime de retrouver la régularité constitutionnelle par des élections.

Contenant sept chapitres, cet Accord, est aussi un mécanisme de déverrouillage et de relance d’un processus électoral bloqué, a-t-il ajouté, soulignant que si le peuple congolais dans son ensemble s’approprie cet accord, il pourra suppléer au déficit de bonne foi, dont souvent font preuve les acteurs politique. Le peuple s’appropriera également son processus électoral.

« C’est ainsi que l’accord de la Saint Sylvestre se confond avec le processus électoral, en d’autres termes sans l’accord de la Saint Sylvestre, il n’y a pas de processus électoral. Et ce sera un saut vers l’inconnu, d’où la nécessité et l’urgence de sa mise en œuvre effective ». a-t-il conclu.

M. Fayulu a, à cette même occasion, exprimé des inquiétudes sur le débat actuel sur la nomination du Premier ministre.

Selon lui, il n’y a pas d’équivoque possible. Le point III.3.3. de l’Accord stipule que « Le Gouvernement de la République est dirigé par le Premier ministre présenté par l’opposition politique non signataire de l’Accord du 18 octobre 2016/Rassemblement et nommé par le Président de la République conformément à l’article 78 de la Constitution ».

« La clause est tellement claire qu’elle ne devrait, en aucune manière, poser un problème d’interprétation. Mais c’est sans compter, et c’est dommage, avec certains stratèges du pouvoir en place qui, pour gagner du temps et nourrir leur projet de bloquer l’alternance démocratique ou à tout le moins le repousser le plus loin possible, sont passés maîtres en créateurs de problèmes là où il n’y en a pas. Tant et si bien qu’aujourd’hui, le pouvoir exige, à tort, du Rassemblement la présentation d’une liste de trois candidats Premiers ministres au choix et au pouvoir discrétionnaire du Président de la République, en violation de l’Accord », a-t-il déploré.

Phil NGOMA

Publié dans citaf

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