Mobilisation sur l’enrôlement des électeurs au Kongo central: Intense mission d’itinérance du gouverneur de province dans les contrées de Muanda et Boma

Publié le par La Cité Africaine

Le gouverneur de province du Kongo central, Jacques Mbadu Nsitu a clôturé le week-end dernier une mission d’itinérance de deux semaines dans le territoire de Muanda, par le secteur de Boma Bungu. Et, avant de regagner Matadi, il a effectué le même exercice,  à travers les trois communes de la ville de Boma, y compris le bureau administratif de la mairie.

Les 15 jours d’itinérance du gouverneur Jacques Mbadu au territoire de Muanda et dans la ville de Boma ont été focalisés sur les préparatifs de l’opération de l’enrôlement des électeurs prévue du 15 mars au 15 juin 2017,  en prélude des prochaines élections présidentielles combinées aux législatives nationales et provinciales en République Démocratique du Congo.

Partout où il est passé, en territoire de Muanda comme à Boma, le ‘’sensibilisateur’’ Jacques Mbadu n’a eu de cesse de monter en épingle auprès de la population le mérite du président de la République, Joseph Kabila  pour sa vision politique, traduite sur trois dimensions, à savoir : l’instauration de la paix au pays, l’orientation du pays vers la voie démocratique par l’organisation des élections à tous les niveaux et enfin le développement. 

Dans le cadre de l’enrôlement proprement dit, le gouverneur Mbadu, a usé de méthode pédagogique pour expliquer à la population ‘’pourquoi se faire enrôler, qui doit se faire enrôler, où se faire enrôler, quelles pièces présenter au centre d’inscription et enfin l’importance de l’enrôlement’’.

Concernant le critère de l’âge, Il a précisé que de façon pratique, cette opération concerne tout Congolais né au plus tard le 31 décembre 2000. Par rapport aux pièces nécessaires demandées par la Commission électorale nationale indépendante CENI, conformément à la loi électorale, l’autorité provinciale a cité :  l’acte de naissance, le certificat de nationalité, la carte d’électeur de 2011, le passeport congolais en cours de validité, le permis de conduire en cours de validité, la carte d’étudiant ou d’élève, le livret de pension congolais ou une ordonnance du président de la République conférant la nationalité par naturalisation.

Cette carte d’électeur sera considérée aussi comme carte d’identité et tous ceux qui se reconnaissent Congolais sont obligés de l’avoir. Au terme de ces élections, un contrôle sévère sera déclenché à travers la province du Kongo Central et la RDC en général, a-t-il prévenu.   Ceux qui ne seront pas en possession de cette carte devront s’expliquer ou seront considérés comme ayant une nationalité étrangère et soumis à la police des étrangers en séjour en République Démocratique du Congo,  a indiqué le gouverneur de province.

L’orateur, en sa qualité de gouverneur de province du Kongo central, a tiré les oreilles aux opérateurs pédagogiques, leur enjoignant de faciliter aux élèves l’obtention de la carte d’élève, qui du reste demeure un droit pour  tout enfant inscrit dans une école donnée. Par la même occasion, il a décidé la réduction du coût d’une attestation de naissance à l’Etat civil, en la faisant passer de 2.500 FC  à 500 FC. Il a annoncé également que le gouvernement provincial prenait en charge les frais d’acquisition de l’attestation de naissance.  Un montant de 500.000 FC a été remis  à chaque bourgmestre des trois communes de Boma, Nzadi, Kabondo et Kalamu par le gouverneur du Kongo Central afin de couvrir les frais au profit des mille premier enrôlés dépourvus d’une attestation de naissance.

Pour faciliter l’enrôlement des électeurs, les parents, chefs d’établissements de l’enseignement primaire et secondaire et autres encadreurs des jeunes ont été conviés à faire assimiler aux enfants leurs origines à savoir : son village d’origine, le lieu de naissance, son  secteur, son groupement, son territoire, le nom de son père et celui de sa mère et même son propre nom.

Après les communes de Kabondo et Kalamu pour la ville de Boma, le gouverneur de province du Kongo central qu’accompagnaient les autorités politico administratives locales, a chuté par la commune pilote de Nzadi, d’une superficie de 20.335 kilomètres carrés, avec une population de 74.981 habitants répartis dans 21 cellules et 122 avenues.

Dans ces explications à la population de Boma, le gouverneur de province n’a pas manqué de présenter la cartographie des centres d’inscriptions de chaque commune. 

Il s’agit des lieux ci-après :

Dans la commune de Kabondo : école primaire Kiezila, école primaire Camp Shinka,  institut Kikiaka, école primaire Lusanga, école primaire IBM, institut Maneka, bâtiment communal de Kabondo,  complexe scolaire le Bon Berger.  Dans la commune de Kalamu : école primaire Mama ya Luzingu, école primaire Vuvu 1, école primaire Lisala 1, Institut Mardoli, complexe scolaire Mayangi mu Ntima,  Institut 1 Kiveve,  école primaire Mayanda, complexe scolaire Confiance2. 

Dans la commune de Nzadi : l’institut Boma Mungu, l’école primaire Ngoto, ITP/Nzadi,  et le centre de promotion social Tshikenge.

 

L’affaire Ne Muanda Nsemi

Profitant de sa campagne de mobilisation autour de l’enrôlement des électeurs, le gouverneur Jacques Mbadu n’a pas manqué d’évoquer  l’affaire du gourou de Ne Muanda Nsemi, qui comme on le sait, se trouve entre les mains de la justice congolaise. Il a rappelé ce que tout le monde sait, et certains  pour l’avoir vécu personnellement, que depuis près de deux décennies, Bundu dia Kongo se caractérisait dans le Kongo central par des activités défiant l’ordre public, la paix et la tranquillité des paisibles citoyens. Il a invité la population à la cohabitation pacifique, à bannir la stigmatisation des autres et à cultiver l’hospitalité légendaire des Nekongo. Dans cet ordre d’idées, Jacques Mbadu  a indiqué que les membres de Bundu dia Kongo qui ne se sont pas compromis dans des activités subversives doivent se considérer comme libres. Il a cependant instruit les autorités politico-administratives locales, principalement le maire de Boma de mettre la main sur tout adepte de cette secte qui porterait entrave aux lois de l’Etat Congolais,  avant de rappeler la fermeture définitive des activités de  Bundu dia Kongo et la suspension de Bundu dia Mayala.

 

Nouveau look : une canne à la main

Bon nombre de ses administrés n’ont pas caché leur étonnement de voir le gouverneur, pourtant bien en jambes, se promener désormais, une canne à la main. A quelques journalistes curieux qui l’interrogeaient sur le sujet, Jacques Mbadu répond qu’il n’y a rien de bien curieux pour un gouverneur de province, représentant du président de la République en province et président des chefs coutumiers en province d’arborer une canne , en tant que symbole du guide et du berger. Chrétien pratiquant, il renvoie à la bible, notamment en Genèse 49 versets 8 à 10 : « Juda tu recevras les hommages de tes frères, ta main sera sur la nuque de tes ennemis.  Les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda  est un  jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il  ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne s’éloignera point du Juda,  ni le bâton souverain d’entre ses pieds,  jusqu’à ce que vienne le Schilo et que les peuples lui obéissent».  Le bâton exprime la puissance et le pouvoir.  En   Psaume 23, 1-6, il est écrit : « L’Eternel est mon Berger, je ne manquerais de rien.  Il me fait reposer dans des verts pâturages.  Il me dirige près des eaux paisibles. IL restaure mon âme,  il me conduit dans des sentiers de la justice, à cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette  et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table en face de mes adversaires. Tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours ».

Enfin, dans Exode, la Bible relate les exploits de Moise par son bâton. Ne vous étonnez donc point !

A noter que le gouverneur a quitté Boma dimanche pour regagner Matadi la nuit.

A propos, qui donc avait prétendu qu’il n’y avait pas d’itinérance de l’autorité provinciale au Kongo central ? Mentez, mentez, …il en restera toujours quelque chose !

URBMN

Publié dans citaf

Commenter cet article