La Constitution reste la seule source de légalité et de légitimité

Publié le par La Cité Africaine

La politique congolaise est caractérisée, ce temps dernier,  par une défaillance et une faillite parce qu’elle compte en son sein des opportunistes en nombre considérable. Cet opportunisme connaît, à chaque stade, sa faillite lorsque les personnes flouées sortent de l’ivresse, de l’inconscience, et comprennent que le vrai leader est celui qui apporte tant soit peu des solutions aux problèmes de la collectivité et non celui qui ne fait que tourner les autres en dérision.

L’opportunisme, n’est-ce pas qu’il engendre la barbarie politique qui est cette cruauté, férocité, brutalité à laquelle certains politiciens, acteurs sociaux, et parfois religieux recourent pour désapprouver ceux qui peuvent ou qui voient les choses autrement qu’eux.

C’est donc de l’intolérance capable de déboucher à des manifestations troublant l’ordre public, fragilisant la paix et la cohésion des populations, provoquant d’importants dégâts humains et matériels à la collectivité.

Malheureusement, cette barbarie politique est souvent perpétuée par des personnes manipulées ignorant parfois les vrais mobiles pour lesquels elles sont instrumentalisées.

Derrière cette misère imposée à la collectivité congolaise, se cachent des sournois qui agissent sans se montrer, sans se faire voir, sans se faire identifier, mais dont les actions destructrices font des ravages. Ces sournois opèrent en catimini et sont à la base du brouillard politique congolais dont les acteurs politiques confondent même les pouvoirs et forces conférés d’une part par la Constitution qui est une loi fondamentale de la RDC qui configure un Etat de droit, traditionnellement conçue par des hommes et des femmes lors des assemblées constituantes, soumise au vote référendaire du peuple, avant d’être promulguée par le Chef de l’Etat. Et d’autre part, par des résolutions du dialogue dont les compromis du 18 octobre et du 31 décembre seraient la source de légalité et de légitimité.

Il appert à cet effet très triste et regrettable de suivre sur les plateaux de télévision quelques politologues, constitutionnalistes, des professeurs de droit et des analystes défendre et soutenir une telle baliverne, des propos qui approchent le morcellement de la RDC.

Ainsi, par la faute des opportunistes politiques congolais considérés immatures à ce jour, que certains pays d’Europe et d’Amérique qui espèrent encore voir la RDC réduite en miettes, ne se gênent aucunement de rouler à contre courant de la Constitution congolaise qu’ils défendaient à cor et à cri hier, qu’ils veulent rendre aujourd’hui à sa plus simple expression pour soutenir et avantager, sans fausse honte, le seul compromis de la Saint Sylvestre.

Parce qu’une telle aberration politique ne supplantera les Congolaises et Congolais, ceux-ci retiendront que leur Constitution restera la loi fondamentale de leur nation, l’ensemble des règles juridiques qui régissent les rapports réciproques des gouvernants et des gouvernés qui déterminent l’organisation des pouvoirs publics. Tandis que les compromis du 18 octobre et du 31 décembre 2016 comportent des résolutions du dialogue dans le respect de la Constitution. Par conséquent, la Constitution reste la seule source de la légalité et de la légitimité qui a prolongé, sans conteste, le mandat du Chef de l’Etat resté en poste avec toutes les prérogatives de garant de la RDC en rapport avec l’article 70.

E.M.N.S.

Correspondant particulier

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