17 mai 1997-17 mai 2017 : 20 ans déjà, depuis que l’AFDL prenait le pouvoir à Kinshasa

Publié le par La Cité Africaine

17 mai 1997-17 mai 2017 : vingt ans se sont déjà écoulés depuis que l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) prenait le pouvoir au Congo-Kinshasa. Feu Laurent-Désiré Kabila qui en était le porte-parole, prenait les rênes du pouvoir depuis la ville de Lubumbashi, avant que les soldats de l’AFDL ne puissent faire leur entrée triomphale Le 17 mai 1997, dans la capitale de la République du Zaïre, rebaptisée en un clin d’œil, République démocratique du Congo.

En effet, l’entrée de l’AFDL à Kinshasa mettait fin à 32 ans de régime dictatorial de feu Maréchal. Les soldats de l’Alliance sont entrés à Kinshasa à pied dans sa partie Est et l’affrontement tant redouté dans la capitale Kinshasa entre les rebelles et les forces loyales à l’ancien régime n’aheureusement pas lieu. Du coup, c’est fut un samedi 17 mai 1997 au matin que les habitants des communes de Masina et Kimbanseke s’étaient massés le long du Boulevard Lumumba pour voir de plus près, les kadogos chaussés des bottes en caoutchouc faisant leur entrée dans la ville.
Selon un ancien membre de l’AFDL, l’objectif de ce mouvement révolutionnaire était de retrouver l’indépendance politique, économique, retrouver le nom original du pays, son drapeau, son hymne. « Nous voulions aussi installer un programme de démocratisation et de développement qui devrait impliquer des populations, instaurer l’auto prise en charge, bâtir un état du peuple, organiser des entités administratives de base et parvenir à une autosuffisance alimentaire et occuper la jeunesse à travers des programmes comme le service national. Nous avions aussi voulu mener une campagne d’éveil patriotique, éveiller au Congolais son sens de responsabilité sociale», a-t-il soutenu, avant de regretter l’arrivée de la guerre d’agression et l’assassinat de M’Zee Laurent-Désiré Kabila.

 

A retenir

Date mémorable, ce 17 mai marque la libération du peuple congolais du joug de la dictature avec l’avènement de M’Zee Laurent-Désiré Kabila devant lequel le président Mobutu dut fuir le pays. Les Congolais se souviennent  de ce tournant de page de leur histoire, qui a marqué pour la majorité, l’entrée de Jésus-Christ à Jérusalem. Laurent-Désiré Kabila prêtera serment, le 29 mai 1997 au stade des Martyrs et deviendra le troisième Président de la République Démocratique du Congo. « La journée du 17 mai 1997 restera donc à jamais gravée en lettres d’or dans les annales de l’histoire de la RDC en ce qu’elle consacra la fin d’un régime tant décrié et mit fin à la gravité de la situation qui prévalait au Zaïre, devenu la risée de tous sur la planète-terre. La libération du Congo-­Zaïre constituait ainsi le point de départ d’un autre combat aussi sublime, celui de la reconstruction nationale, la préservation de l’indépendance et de la souveraineté nationale d’un pays qui vient de renaître », dixit feu M’Zee LD Kabila.

Son assassinat brutal comme celui de Lumumba, a laissé des « œuvres inachevées », mais qui demeurent un « testament » légué aux générations futures et le vœu de nombreux Congolais aujourd’hui est que son idéal politique qui tenait à faire de ses compatriotes de véritables bénéficiaires des richesses du pays soit compris par tous.

Il a légué au peuple congolais un « second héritage », celui de « l’amour du travail », seul vrai facteur du développement de ce pays. Son idée – force ou sa philosophie se résume en une phrase: « nous devons nous prendre en charge ».

Le peuple congolais regrette aujourd’hui que les recommandations nous léguées par feu M’Zee LD Kabila soient aujourd’hui fouler au pied et que les marques personnelles qu’il a imprimé pour gérer la chose publique soient reléguer au dernier plan : impunité, trafic d’influence, intimidations, vol, détournements des deniers publics…

José BOWANZA

 

 

 

 

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