Allocution du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur mettant en lumière la problématique générale du séminaire des Bureaux des AP

Publié le par La Cité Africaine

‘’Honorable président de l’assemblée nationale ;

Honorable président du sénat ;

Excellences messieurs le ministre d’Etat, Ministres et Vice-ministres ;

Honorables Députés provinciaux

Distingués invités, à vos titres et qualités ;

La constitution du 18 février 2006 ; telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la constitution de la République Démocratique du Congo, consacre le régionalisme politique et la décentralisation comme nouveaux modes d’organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo. Depuis l’adoption de cette constitution par référendum, notre pays s’est investi dans la mise en œuvre de ces nouveaux modes de manière progressive et avec le souci constant de la préservation du consensus autour de la démarche.

Un certain nombre d’étapes ont été franchies et la réorganisation territoriale et le régionalisme constitutionnel sont résolument en marche, comme l’attestent notamment les faits majeurs ci-après :

  • Election des Députés provinciaux au suffrage universel direct et leurs bureaux et des gouverneurs et vice-gouverneurs de province au second degré, suivie de l’investiture des gouvernements provinciaux ;
  • Installation des 21 nouvelles provinces issues de la nouvelle réorganisation administrative de la RDC conformément à la constitution ;
  • Election, le 26 mars 2016, des Gouverneurs de nouvelles provinces et des membres des bureaux des assemblées provinciales, suivie de l’investiture des gouvernements provinciaux par les assemblées provinciales respectives, du 20 au 30 juin 2016.

A la veille du premier anniversaire du démarrage du fonctionnement des nouvelles prochaines issues du démembrement, il s’avère tout à fait indiqué de faire le point sur cette expérience de gouvernance et de procéder à l’évaluation du parcours accompli. On sait, en effet, qu’une expérience pilote reprise avec le démembrement de la province du Kivu n’a pas pu s’étendre à d’autres provinces durant toute la période de la deuxième République et au cours de la troisième République, dix années se sont écoulées avant de passer à la concrétisation de l’option sur la nouvelle organisation administrative.

A ce jour, il n’y a point encore de cadre d’échange légal entre le niveau central et les Assemblées provinciales, alors qu’il existe un cadre légal de concertation et d’échange entre le Gouvernement central et les provinces, dénommé conférence des gouverneurs, qui se réunissent sous la présidence du Président de la République, le rapporteur étant le Ministre ayant en charges les Affaires Intérieures.

Certes, le Sénat, en tant qu’émanation des Assemblées provinciales, peut relayer les préoccupations de la base, mais il n’en reste pas moins vrai que toute tension ou tout succès, encore moins toute crise entre les institutions empêchent le fonctionnement des Provinces et doivent interpeller les gouvernements que nous sommes.

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale ;

Honorable Président du Sénat ;

Excellences Messieurs le Ministre d’Etat, Ministres et Vice-ministres ;

Honorables Députés Provinciaux ;

C’est aussi le moment d’évaluer la mise en œuvre de la décentralisation sous un angle particulier, celui des situations-problèmes auxquels sont buté les Assemblée provinciales, et qui se sont souvent manifestées à travers des tiraillements entre camps ou factions opposés, souvent par incompréhension ou manque de transparence les uns vis-à-vis des autres.

Au niveau central, il est déjà imposé une pratique bénéfique des renions interinstitutionnelles autour du chef de l’Etat et ayant donné des résultats satisfaisants des relations entre les institutions nationales. Aussi, dois-je ajouter à cela que les difficultés de fonctionnement des Provinces sont connues par le Pouvoir central par les Gouverneurs à travers la conférence des Gouverneurs.

Nous avons estimé que les élus directs du peuple sont en réalité des acteurs avisés pour nous faire le point de fonctionnement de leurs Provinces en indiquant justement les goulots d’étranglements. C’est  la raison fondamentale de cette session d’échanges qui n’est pas seulement d’évaluer les organes délibérément des provinces, mais de faire, à tout dire, l’évaluation de leurs provinces en général.

De ce fait, en ce qui concerne les Assemblées provinciales, il s’agira de procéder à l’évaluation générale du fonctionnement des Assemblées délibérantes provinciales de manière à dégager les réalisations accomplies, à identifier les défis et les faiblesses rencontrés, ainsi qu’à explorer les voies et moyens pour améliorer leurs prestations et préciser leurs rôles dans un contexte de décentralisation administrative et territoriale, qui s’étendra aussi à d’autres entités administratives.

Cela nous permettra de:

  • Dresser un état des lieux du processus de la mise en œuvre de la décentralisation depuis l’adoption de la constituions du 16 février 2006 ;
  • Dresser un bilan des activités des Assemblées provinciales au cours des dix années d’activités pour les unes et une année pour les autres (production législative et contrôles) ;
  • Présenter le tableau des conflits dans les provinces et impliquant ou concernant les Assemblées provinciales (nature des conflits et modes de gestion ou de résolution) ;
  • Renforcer les capacités des élus provinciaux : connaissance des processus de réorganisation administrative et territoriale, ajustement aux valeurs de la nouvelle citoyenneté, maitrise des questions relatives à la rétrocession financière, information sur le processus électoral et les textes organisant les Provinces ;
  • Explorer les mécanismes de réduction des crises interinstitutionnelles et d’harmonisation de relations entre les Exécutifs provinciaux et les Assemblées provinciales comme on le fait au niveau central, en vue d’examiner de nouvelles initiatives des en développement.

Je vous remercie.

Publié dans citaf

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Roland DUCOSS 28/07/2017 16:57

Bonjour !
je suis Roland DUCOSS. Il y a de cela 2 ans j'étais un homme malheureux et malchanceux. J'avais divorcé avec ma femme il y a long temps pourtant je l'aimais. Et j'ai parlé de ça sur internet pour avoir des conseils. Parmi tous les conseils que j'ai reçu une femme qui m'a conseillé de contacter un maitre suivit de son mail pour lui expliquer mon cas. Au début je n'avais pas confiance parce que j'ai déjà contacter beaucoup qui m'ont pas satisfait et quand je l'ai contacté, je lui ai expliqué toute la situation de ma femme et moi. Vous savez quoi?
Ce maitre m'a dit qu'il va me faire quelque chose pour que ma femme revienne. Et j'ai passé à quelques rituels.
Et bizarrement dans les sept jours à suivre ma femme est revenu en me suppliant de remarier avec elle, c'est un miracle pour moi en plus de ça j'avais des soucis au travail avec mon directeur tout ces problèmes sont finis et je suis en paix au travail et dans mon foyer. C'est le premier miracle que j'ai vu dans ma vie.
(pour tous vos petits problèmes de rupture amoureuse ou de divorce-maladie-la chance-les problèmes liés a votre personnes d'une manière-les maux de ventre-problème d'enfants-problème de blocage-attirance clientèle-problème du travail,porte monnaie magique,multiplication d'argent ou tant d'autres). Ce maitre est très fort avec lui ma femme est revenue et j'ai eu la satisfaction en 7 jours il est très fort surtout les problèmes de retour affectif.
C'est une personne sérieuse et honnête qui offre son talent a des personnes honnêtes qui sont dans le besoin d'appui spirituel pour avoir satisfaction a tous les problèmes de leur vie actuelle, soit pour s'assurer d'un lendemain meilleur avec leur famille.
je me permets de vous laisser son mail;maitredjakpata@gmail.com:tel:+22961824284:whatsapp:+22961824284:viber;+22961824284