Franck Diongo exige la libération de ses militants

Publié le par La Cité Africaine

Comparaissant comme renseignant mardi 9 mai dernier devant le Tribunal de Grande instance de la Gombe siégeant à la Prison centrale de Makala, le député national Franck Diongo, député le mieux élu de la circonscription de la Lukunga, a éventré le boa dans l’affaire qui oppose l’Officier du ministère public aux 15 combattants du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) arrêtés le 19 décembre 2016, date de la fin du mandat constitutionnel du président Joseph Kabila. Dans sa déposition, l’honorable Franck Diongo a, image à l’appui, démontré ce qu’il qualifie de « vaste complot visant son élimination physique via l’assaut de sa résidence » par plusieurs hommes armés.

Selon cet opposant au régime en place  « le plan était de déclencher une guerre imaginaire à Kinshasa, à partir de ma résidence de Ngaliema, pour que je sois éliminé ou poursuivi comme chef rebelle à la tête d’un mouvement insurrectionnel ».

Pour preuve, Franck Diongo a brandi aux juges des documents de l’Etat-major général (EMG-GR) où les 15 membres de son parti, le MLP, sont curieusement présentés comme sa milice. Il a indiqué au tribunal que le seul péché commis par les 15 membres du MLP, aujourd’hui prévenus, c’est de se retrouver chez lui le 19 décembre 2016.

C’est pourquoi Franck Diongo a publiquement demandé pardon à ses 15 membres avant de clamer leur innocence et de solliciter du Tribunal de Grande Instance de la Gombe leur acquittement pur et simple. « Car moi, Franck Diongo, avait déjà été, sans pour autant être entendu, condamné à cinq ans de prison ferme pour les mêmes faits ». Pour cet opposant, « tout est montage ». Surtout que la thèse des barricades prétendument érigées à quelques mètres de sa résidence, laquelle thèse défendue par les trois éléments de la GR devenus partie civile, a été battue en brèche.

A ce sujet, la déposition du renseignant Franck Diongo a révélé qu’il est impossible que des civils érigent une barrière à zéro mètre des résidences d’au moins quatre généraux tant de la Police nationale congolaise que des Forces armées de la République démocratique du Congo, dont le général Mbilizi. Pire, « s’il en était le cas, comment les trois éléments de la GR n’avaient-ils pas sollicité l’intervention des éléments desdits généraux composés d’au moins six gardes chacun ? », s’interroge le président national du MLP, avant de conclure que « les trois militaires étaient tous du même service : le renseignement militaire.

Donc, poursuit-il, en mission au quartier des Anciens combattants où ils ont été appréhendés par la population qui les a soupçonnés d’être à la cherche de ma résidence pour me tuer ». Et dans cette colère, la population surexcitée les a conduits dans la résidence de ce député, comme ils en ont l’habitude, par manque de postes de police de proximité dans le quartier.

La prochaine et dernière audience, celle réservée à la plaidoirie des avocats et aux réquisitoires du Ministère public, est prévue pour ce mardi 16 mai toujours à la Prison centrale de Makala où le sort de ces 15 membres du MLP sera connu.

Ya MAKIESE

 

 

Une attitude de Franck Diongo, combattant de son état (Photo d’archives)

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