Kongo Central L’hôpital général de Kizu se meurt par manque de bonnes voies d’accès

Publié le par La Cité Africaine

Le ministre provincial de la santé, Florian Masaki, en appelle à l’attention des originaires

Situé dans l’hôpital général de Kizu dans le territoire de Tshela se meurt lentement mais sûrement. Si aucune solution urgente n’est trouvée, il risque d’être rayé de la liste de grandes formations hospitalières que compte la province du Kongo Central malgré ses infrastructures imposantes.

Cette formation qui rappelle la Sœur Lidya fonctionnant au sein de la zone de santé de Kizu dans le secteur de Lubuzi est presque dépourvue de malades.

Les voyageurs en provenance de cette partie de la forêt de Mayumbe indiquent que les médecins et les infirmiers tournent les pouces à longueur de journée par manque de personnes à qui apporter des soins. Du coup, avec cette situation, cette formation perd lentement mais surement sa célébrité. Tous les pavillons, a constaté le ministre provincial en charge de la santé, Florian Masaki Nzembele, sont vides. Les quelques malades sont placés dans une même chambre dont la majorité de lits sont sans aucun patient.

Pour le Dr Serge Kinkani, médecin chef de zone de santé de Kizu, cette situation est due au délabrement de toutes les voies d’accès qui vont vers la mission catholique de Kizu abritant ledit hôpital. Les malades, de leur part, préfèrent aller ailleurs pour se faire soigner.

En visite sur place, le ministre provincial en charge de la santé, Florian Masaki, a palpé du doigt toutes ces réalités. Il y a lieu de souligner que cette partie du territoire de Tshela empêche également l’Institut Technique Médical de Kizu de fonctionner normalement. A ce jour, il ne compte que tout juste 30 élèves.

Le ministre Florian Masaki a promis son implication pour qu’une solution visant à sauver cet hôpital et cette école soit trouvée très rapidement. Aussi en a-t-il appelé à la conscience et à la bonne volonté des originaires de cette partie de Tshela pour une éventuelle intervention de leur part.

Beaucoup de coins et recoins du Kongo Central ont besoin de bonnes routes pour l’évacuation des produits agricoles et, ainsi, le mouvement des personnes. Selon certains ruraux, plus d’un produit agricole de première nécessité pourrissent faute de bonnes routes. Ce déficit décourage les agriculteurs à produire davantage tant que leurs produits ne sont pas évacués facilement. Le cas de l’hôpital de Kizu n’est pas le seul. Les populations riveraines de toutes ces infrastructures routières ne doivent pas toujours et trop attendre des autorités. Elles doivent, néanmoins, se prendre en charge. M’Zee Laurent-Désiré Kabila n’avait-il pas invité le peuple congolais à se prendre en charge. Cette exhortation est à prendre en contact pour la transformation même des routes et ponts qui ne nécessitent pas de gros capitaux.

LuZolo  N’Zeka

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